Le Bien Public – 09/03/2018 – Côte-d’Or

« Il n’y a plus, aujourd’hui, de métier réservé aux hommes »

Chantal Guillemard-Pothier, viticultrice à Meloisey, a raconté son retour à la vigne, auprès de ses frères, pour continuer à écrire l’histoire du domaine familial. Marie-Françoise Audoin, viticultrice et œnologue à Marsannay-la-Côte, a dit sa passion « intacte depuis trente ans ». Surtout, elle a rendu hommage à sa belle-famille qui a « accueilli une femme au sein de l’exploitation sans se poser de questions ». Enfin, Anne Bouhelier, viticultrice et productrice de crémant à Chaumont-le-bois a confié être « venue à la vigne par amour ». Elle gère aujourd’hui l’entreprise à parité avec son mari.

Avec leurs mots, avec leurs histoires, elles ont surtout rappelé que les femmes de Bourgogne et d’ailleurs avaient toujours occupé une place prépondérante dans les vignes, en particulier, et dans l’exploitation des domaines, en général. « Elles avaient souvent le dos cassé, pas toujours le droit d’aller dans les lieux stratégiques… mais elles étaient indispensables et présentes. » Ces images, d’un temps pas si éloigné, n’ont plus lieu d’être aujourd’hui. Comme l’ont rappelé Yolaine de Courson et Fadila Khattabi, « ces femmes-là sont techniciennes et chef d’entreprise. Elles font plusieurs métiers et prouvent qu’il n’y a plus, aujourd’hui, de métier réservé aux hommes ». Fadila Khattabi a profité de l’occasion pour remercier Emmanuel Macron « qui a permis l’arrivée de nombreuses femmes au palais Bourbon ». La soirée s’est terminée par une dégustation de plusieurs marsannay, comme la cuvée Charlie de 2016, les Longeroies de 2014, ou le clos les Longeroies de 2014, sans oublier le crémant de Bourgogne d’Anne Bouhelier, le tout sur fond de ban bourguignon.

À l’Assemblée nationale : fières d’être Bourguignonnes !

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